Abdoulaye Bio Tchané

 

 

 

 

Ses Actions

La BOAD octroie un prêt de 8 milliards de FCFA au Bénin

Lutte contre la corruption et lutte contre le blanchiment d'argent

 Abdoulaye Bio-Tchané, Directeur Afrique du FMI : “La Chine n’est pas une menace pour nos économies.

 

35e ANNIVERSAIRE DE LA BOAD : L’INSTALLATION DU NOUVEAU PRESIDENT ET UN FORUM ONT MARQUE LA CELEBRATION

Pavage et assainissement de Porto-Novo par BOAD

Les négociations pour la finalisation du projet de pavage des rues et lassainissement de la ville de Porto-Novo se sont poursuivies le mercredi 9 septembre 2009, au siège de la Boad à Lomé. La dernière phase avant la soumission des dossiers au Conseil dAdministration pour létude et le financement vient ainsi dêtre achevée.

ABT et Lehady Soglo développement de la mairie deCotonou

Le premier adjoint au maire de Cotonou, Léhady Soglo, a conduit une délégation composée du directeur des services techniques, du directeur des services économiques et financiers, du 2ème adjoint au maire, du directeur de lAgetur, à la Lomé pour rencontrer le président de la Banque ouest africaine de développement (Boad), Abdoulaye Bio Tchané. Le jeudi 30 juillet 2009

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d

Joindre notre e-Communauté

 

 

Abdoulaye Bio Tchané : The wanted number 2011

Son nom fait déchaîner les passions en ce moment au Bénin. On le réclame ou on le rejette. Abdoulaye Bio Tchané fait aujourd’hui partie des personnalités qui comptent en matière d’économie en Afrique. .

« Je suis conscient de ce que cette question préoccupe plus d’un dans le pays. Les élections sont dans deux ans et je suis citoyen comme tout le monde. Que Dieu nous prête vie ! » ABT
 

Abdoulaye BIO-TCHANéAbdoulaye Bio Tchané (ABT) se dévoile : « je peux me définir comme un enfant privilégié ! »

 QUINZIEME CIRCONSCRIPTION ELECTORALE : Les jeunes Fcbe se rallient...

 Les jeunes Fcbe se rallient à Bio Tchané
Les jeunes de l’alliance forces cauris pour un bénin émergent (Fcbe) de ma quinzième circonscription électorale décident de composer désormais a....

Tractation pour 2011 : Bio Tchané reçoit la bénédiction de Kérékou
 

Le président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) était dans la matinée du dimanche 24 mai 2009 l’hôte du Général Mathieu Kérékou. Accompagné d’une forte délégation d’hommes politiques, Bio Tchané a échangé sérieusement.......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vis-à-vis des autres régions du monde, la parité du franc CFA vis-à-vis de l'euro n'est pas forcément un obstacle mais un élément qui ne permet pas, par exemple, d'augmenter les exportations.»
Acceuil Biographie Se  Mobiliser ABT dans la Press Photos  Gallérie Contacts

 

 

ABT dans la Presse  

 

 

‎‏‎‎‎‎‎‎‎‏‏‎‎‎‎‎‎‎‏‎‎‏‎‎‎‏‏‏‏‏‏‏‏‏‎‏‎‏‎‎‏‎‎‏‎‎‏‎‎‏‏‏‎‎‏‎‎‎‏‏‎‎‏‎‏‏‎‎‏‏‎‏‏‎‎‎‏‎‏‏‏‎‎‏‏‏‎‏‏‎‎‏‎‏‎‎Investissement dans le développement régional : Le Président de la Boad voit grand

M. Abdoulaye Bio Tchané, Président de la Banque ouest-africaine de développement, (Boad) ambitionnait de doubler le volume de ses financements en 2013. Il entend atteindre ce Challenge avant la fin de l'année 2009. "Sur la base des résultats appréciables du passé et face aux nouveaux défis, nous avons jugé nécessaire de doter la banque d'un plan stratégique pour le quinquennat 2009-2013. La vision de base est de faire de la Boad, à l'horizon 2020, une banque régionale de développement forte et de référence mondiale dans le marché commun régional", a déclaré récemment le Président Bio Tchané dans les colonnes de "La lettre de la Boad". Avant de préciser que du point de vue des objectifs opérationnels, le Plan stratégique ambitionne par exemple, de voir la Banque doubler le volume de ses activités d'ici 2013. "Il vise aussi à faire passer les engagements annuels en faveur du secteur non marchand, d'un volume de l'ordre de 30 milliards de Fcfa tel qu'obtenu les années dernières, à un volume de 100 milliards de Fcfa d'engagement annuel sur ledit secteur, d'ici 2013", a-t-il ajouté. Le démarrage de la mise en œuvre du plan en question a incontestablement insufflé une nouvelle dynamique aux activités de la banque. D'ores et déjà, les objectifs pour l'année en cours sont en train d'être non seulement réalisés, mais dépassés, avec 161 milliards de Fcfa de financement consentis au cours du premier semestre de l'année, contre une programmation de 135 milliards de Fcfa pour l'ensemble de l'année 2009. "Ainsi, un véritable changement d'échelle dans le niveau d'activité de la banque est en train d'être opéré ; ce qui veut dire que notre objectif à travers le Plan stratégique qui est de doubler le volume du financement de la Banque à l'horizon 2013 commencera à être réalisé dès cette année", se félicite le Président de la Boad. A noter également que pour soutenir de grands chantiers notamment dans le secteur de l'énergie durable et de la sécurité alimentaire dans la sous-région, un plaidoyer est fait au niveau régional et mondial, en direction d'un plus grand nombre de partenaires en vue de mobiliser des ressources.

B.M.

 
samedi 10 octobre 2009 - Par Le Temps
http://news.abidjan.net/h/344009.html
 

‎‏‎‎‎‎‎‎‎‏‏‎‎‎‎‎‎‎‏‎‎‏‎‎‎‏‏‏‏‏‏‏‏‏‎‏‎‏‎‎‏‎‎‏‎‎‏‎‎‏‏‏‎‎‏‎‎‎‏‏‎‎‏‎‏‏‎‎‏‏‎‏‏‎‎‎‏‎‏‏‏‎‎‏‏‏‎‏‏Rentrée scolaire et académique 2009-2010| ABT s’adresse à la jeunesse béninoise

Le président de Banque Ouest Africaine de Développement (Boad), Abdoulaye Bio Tchané n’est pas insensible à l’état de l’école béninoise. C’est à travers une lettre que le président de la Boad livre le sentiment qui l’anime sur l’état de l’école dans notre pays et saisi cette occasion pour encourager la jeunesse de son pays au travail bien fait dans la perspective d’un avenir plus radieux pour le système éducatif béninois. A signaler que cette lettre fait suite à une initiative de l’Association des jeunes pour un Développement de Proximité (Ajdp).

Lettre A Mon enfant,

 

Mon enfant,

Tu commences une nouvelle rentrée scolaire à partir de ce mois d’octobre. Tes camarades et toi devriez donc dire au revoir aux plaisirs et aux joies des vacances.

Mais tu sais, je n’ai aucun doute en ce qui concerne tes capacités et ta volonté à travailler afin de réussir dans tes études.

Je comprends tes inquiétudes par rapport aux perturbations qui pourraient encore handicaper le déroulement normal des programmes. Tu ne comprends pas que tes enseignants soient toujours fâchés après le Gouvernement.

Mon enfant, je serais heureux que tu saches que personne ne manifeste un mécontentement parce qu’il éprouve du plaisir à le faire. Nos enseignants travaillent dans des conditions difficiles. Je me rappelle encore, quand j’étais au Gouvernement, un jeudi matin, ils avaient manifesté de la bourse du travail jusqu’au Ministère des Finances : ils étaient si nombreux et portaient des pancartes sur lesquelles il était écrit des phrases exprimant leur état d’âme. Il y en avait un ce jour là, qui m’avait particulièrement touché. Il y était écrit : " Bio Tchané, tes enseignants ont faim ". Je n’étais pas heureux de me retrouver, comme cela, devant des concitoyens à qui je dois tout. Que serais-je devenu sans eux ?

Le Gouvernement à l’époque avait trouvé des solutions à certaines de leurs revendications. Mais je le reconnais, il reste tant de choses à faire pour l’ensemble de notre système éducatif.

Mon enfant, je ne suis pas heureux des conditions dans lesquelles travaillent nos enseignants. Je ne suis pas non plus heureux des conditions dans lesquelles tes amis et toi devriez recevoir vos enseignements. Je ne suis pas heureux de savoir que l’école où je te pousse ne te permette pas de rêver et d’avoir la foi en l’avenir.

Mon enfant, je voudrais te dire que les difficultés, les doutes et la peur qui vous animent toi et tes camarades me préoccupent au plus haut point. Je pense à notre système éducatif. J’y réfléchis profondément et à chaque instant, dans la lueur du jour et dans le calme de la nuit. Ensemble, avec tous les acteurs concernés, à chaque niveau et sans exclusion, nous allons travailler pour trouver des solutions aux problèmes auquel vous êtes confrontés : s’il plaît à Dieu.

En ce qui te concerne, je voudrais que tu continues toujours par faire ton devoir d’enfant. Sois assidu au cours, fais bien tes devoirs, pose des questions lorsque tu ne comprends pas et surtout, respecte tes enseignants. Travaille sans limite, travaille sans relâche. Car c’est seulement au bout de l’effort que s’ouvrira devant toi, la porte du succès et du bonheur.

 

Je te réserve une grande surprise à la fin de l’année si tu obtenais de bons résultats.

Que Dieu  te bénisse mon enfant.

Ton papa qui t’aime beaucoup.

 

Abdoulaye BIO TCHANE

 

Election présidentielle 2011: Bio Tchané, candidat des Béninois

publié le ‎‎7 oct. 2009 03:46‎‎ par ABT 2011.com

 

La question revient souvent dans les discussions de ceux qui s’intéressent de près à la politique au Bénin. Bio Tchané sera-t-il candidat ou non à la prochaine élection présidentielle qui se tiendra en mars 2011 ? Question à 100 balles mais qui, en fait, ne devrait plus se poser tant les choses se précisent et tendent vers l’affirmative. En effet, si il y a encore quelques mois on pouvait s’interroger légitimement sur ce que viendrait chercher un autre président de la Boad dans la galère de la politique béninoise, aujourd’hui on peut s’aventurer en disant que l’histoire prend les marques pour se répéter. Une sorte de bug qui ne dit pas son nom. Cette analyse se fonde sur la réalité des pronostiqueurs, de ceux qui bien souvent avant l’heure évaluent, calculent et estiment la probabilité qu’untel ou un tel autre pourrait briguer valablement ou non la magistrature suprême.

L’autre pendant de ce qui dans peu de temps sera une certitude reste et demeure, la réaction des Béninois eux-mêmes lorsqu’il s’agit de citer des noms de ‘’candidables’’. ABT présent dans le trio de tête C’est presque toujours le même trio qui revient dans un ordre ou dans un autre. Ainsi, Boni Yayi, actuel locataire de la Marina, Adrien Houngbédji, leader du Prd, puis Bio Tchané, actuel président de la Boad, sans bord politique, mais qui est de toute évidence la nouveauté dans ce peloton de candidats, sont presque toujours cités. Cela n’empêche pas que d’autres noms comme : ceux de Léhady Soglo et Lazare Séhouéto, reviennent assez fréquemment mais avec moins de régularité que les 3 précédents. Il faut dire que d’être cité avec autant d’insistance et tout autant de régularité engendre une conséquence qui est d’un ordre au-delà de la simple démarche de pronostiqueur qui évalue les chances des uns et des autres. L’appel pressant du peuple En effet, le corollaire de cette popularité, parce que c‘est de cela qu’il s’agit, entraine que, de jour comme de nuit, les personnes identifiées comme présidentiables soient sollicitées, par une foule de gens dont les motivations tirent leur sources de diverses origines.

C’est à l’aune de ces sollicitations, que dépend bien souvent la candidature d’un ‘’candidable’’. Et à ce stade, on peut dire sans se tromper qu’ABT aura du mal à ne pas suivre les sollicitations de plus en plus persistantes dont il est l’objet. Bien qu’il ait toujours la latitude de faire la sourde oreille, le nombre de fois qu’il est cité et le nombre de personnes qui s’intéressent à son éventuelle candidature, présument d’un tel appel qui ne peut s’estomper que par l’épreuve des urnes. Autrement dit, le président de la Boad représente une partie non négligeable d’hommes et de femmes qui ne se reconnaissent point dans le Changement et qui espèrent, par la candidature de Abdoulaye Bio Tchané, avoir l’opportunité d’expérimenter autre chose que ce que peuvent proposer les autres candidats. Curieusement, le nombre des femmes et hommes à faire, pour le moment, cet exercice de citer dans un certain ordre, ne cesse de croître.


Eric Tchiakpè

Publié le mardi 6 octobre par Le Béninois Libéré
http://akkilouy.over-blog.com/article-37034151.html
 
 

Tentative d’assassinat ou d’enlèvement : SALIM BIO TCHANE EN DANGER DE MORT : (IL EST L’UN DES ENFANTS DE ABDOULAYE BIO TCHANE)

publié le ‎‎7 oct. 2009 03:18‎‎ par ABT 2011.com   [ mis à jour le·‎‎7 oct. 2009 03:22‎‎ ]

 

La famille Bio TCHANE est en émoi et personne ne peut, pour l’instant, calmer les proches du président de la BOAD, futur candidat à la présidentielle de 2011. Ils craignent pour leur vie et invitent les autorités à prendre au sérieux la menace qui plane sur leur tête. Les locaux du siège de l’entreprise de Salim Bio TCHANE furent « visités » dans la journée du lundi dernier aux environs de 13h. Cette entreprise est située en face du Hall des Arts sur le boulevard St Michel.

Nous l’annoncions depuis que l’actuel président de la banque ouest africaine de développement est pressenti pour briguer la magistrature. De l’étape de simple rumeur, cette éventualité a pris l’allure d’un événement assimilable à une révolution. Si pourtant, cette candidature relève de la seule volonté de l’intéressé, son élection effective dépendra du nombre de suffrages que ses compatriotes lui accorderont. Or, cette éventuelle candidature sonne comme un crime que certains citoyens, proches du pouvoir, ne veulent pas « tolérer » et le comble est que l’ancien argentier national de KEREKOU n’est plus en paix chez lui, au Bénin. Quel dommage ! A chacune de ses visites, il est immédiatement pris en filature par des éléments de certains services de renseignements qui font tellement montre d’incompétences que tout le monde sait que Abdoulaye Bio TCHANE est suivi partout. Lors de sa dernière visite chez le président KEREKOU, il a fallu que les gardes du corps de l’ex président du Bénin fassent sortir ABT par le portail qui donne sur la double voie menant vers la direction générale de la loterie pour que ces fainéants continuent par perdre leur temps.

Le gouvernement s’oblige à protéger les Bio TCHANE

Cette situation comporte pourtant de nombreux risques pour ceux qui pensent décourager cet éventuel candidat. D’ailleurs, aucune filature n’a jamais empêché un candidat à se présenter. Ensuite, les risques sont imprévisibles car les Béninois n’ont pas coutume d’accepter les brimades d’où qu’elles viennent surtout que c’est pour des raisons purement politiques que l’argent du contribuable est ainsi dilapidé pour filer un supposé adversaire politique. Aujourd’hui, les Béninois savent que tout malheur (quelle que soit sa nature) qui arriverait à n’importe quel membre de la famille de Abdoulaye Bio TCHANE serait aussitôt interprété comme un geste coupable venant des commanditaires des piètres intimidations contre leur parent. Lorsqu’on sait que les Béninois sont pacifiques par nature, il est à rappeler aux va-t-en guerre qu’ils ne manqueront pas de répondre de leur forfait. D’où l’urgence pour ce derniers à s’occuper autrement.

Pour l’heure, c’est l’identification et l’arrestation de ces individus ayant rendu une visite, pas comme les autres, au fils de Abdoulaye Bio TCHANE qui pourront innocenter le régime en place. Certes, Armand ZINZINDOHOUE et Issifou KOGUI N’DOURO pourront rétorquer que le gouvernement ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque Béninois. Mais alors comment arrive-t-il que des moyens aussi onéreux soient toujours disponibles lorsqu’il s’agit de suivre 24 heures sur 24 heures le probable mais déjà redouté candidat qu’est Bio TCHANE ? Si un budget a pu être mis en place pour suivre en permanence un citoyen quelconque, certains comprendront difficilement qu’il n’y en ait point pour protéger un autre dont la vie est actuellement en danger. Salim Bio TCHANE doit donc bénéficier du même type de surveillance que son illustre géniteur.

Arthur SETONDJI

7 octobre 2009 | Par L'Autre Fraternité |
 

http://lautrefraternite.com/2009/10/07/tentative-d’assassinat-ou-d’enlevement-salim-bio-tchane-en-danger-de-mort-il-est-l’un-des-enfants-de-abdoulaye-bio-tchane/

 

Climat d’insécurité au Bénin : Salim, le fils de Bio Tchané échappe à un assassinat

publié le ‎‎6 oct. 2009 04:42‎‎ par ABT 2011.com

 

Salim Bio Tchané, fils du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) vient d’échapper à un coup. Kidnapping ou assassinat ? Difficile de le dire. Une chose est sûre ; des individus armés ont fait irruption dans ses bureaux hier lundi 05 octobre 2009 à Cotonou pour accomplir une sinistre mission. Mais leur cible ne se trouvait pas sur les lieux et ils sont repartis après avoir brutalisé son collaborateur immédiat.

Qui en veut à Salim Bio Tchané ? En attendant de retrouver ses ennemis, sa sécurité est menacée Selon nos informations, hier lundi 5 octobre, aux environs de 13 heures, des hommes armés ont surgi dans sa société à Cotonou pour réclamer sa tête sans aucune autre forme de procès. Mais ils ne l’ont pas eue. Le fils de l’actuel président de la Boad, par un heureux hasard, n’était pas sur place quand les assaillants sont arrivés dans l’espoir de lui faire la peau. Personne ne peut dire avec exactitude, ce qu’ils comptaient faire de lui. L’assassiner ? Le kidnapper ? Toutes les interrogations sont sur les lèvres après le passage hier des individus non encore identifiés. Même s’ils n’ont pas réussi leur coup, ils ont néanmoins signifié que l’homme est devenu une cible à abattre. Etant donné qu’ils sont venus et repartis sans être inquiéter, ils pourraient bien récidiver. En effet, après avoir fait discrètement irruption dans le bâtiment abritant la société « Elpis Technologie », spécialisée en ingénierie informatique et située face au hall des arts de Cotonou sur le boulevard St Michel, les deux individus armés se sont dirigés directement vers un bureau. Ils tombent sur le directeur général adjoint de ladite société, Wilfrid Codjia. Surpris de les voir brusquement, il s’empresse de se lever pour les saluer et s’enquérir de l’objet de leur présence. Mais c’était compter sans leur intention. Il a été aussitôt maîtrisé par l’un des visiteurs, un homme de teint noir, la quarantaine et habillé en chemise à manches courtes. Le menaçant au moyen de son pistolet, l’assaillant lui intime d’ordre d’indiquer où se trouvait Salim Bio Tchané, le directeur général de « Elpis Technologie ».

Pendant qu’il le brutalisait avec son arme braquée sur lui, l’autre assaillant, teint bronzé, la trentaine et habillé en pantalon Jeans plus tee-shirt, se lance dans une fouille systématique des bureaux. Il les ouvre l’un après l’autre, sans oublier la cuisine, la véranda et les toilettes. Insistant sous un ton menaçant « Où est Salim ? » « Où est-il ? », l’assaillant affichait sa détermination d’en découdre avec le Dg de « Elpis Technologie ». Mais l’homme à abattre était introuvable. Pendant plus de 5 minutes, son adjoint réduit au silence et la trouille au ventre, n’a pipé mot au risque de se faire sauter la cervelle. Pendant ce temps, à l’extérieur, les colocataires n’ont rien compris, ni même exprimé le moindre soupçon. Laissé de fouiller de fond en comble sans succès les bureaux, un des agresseurs lance à son acolyte « On y va « Gg » ». Un sobriquet certainement. Les deux se sont retirés prenant le soin de protéger leurs arrières avec leurs armes au poing. A la suite de quoi, les voisins ont été informés de ce coup manqué. Alertée après le départ des agresseurs, la police nationale, fidèle à ses habitudes n’a pas cru devoir répondre promptement. Elle a prétexté de manque de moyen pour exiger un véhicule avant de se déplacer. Après le constat, elle a promis ouvrir une enquête.
 

Est-il juste de lier ce cas d’insécurité à un acte politique ? Tout porte à le croire dans la mesure, où les deux hommes n’avaient pour cible que le fils de Abdoulaye Bio Tchané, dont la candidature aux élections présidentielles de 2011 fait peur au régime en place. L’autre élément qui fait penser que les assaillants étaient en mission, est le fait qu’ils n’ont rien emporté dans le retrait. Pourtant, des objets de valeur étaient largement à leur portée. Ce n’est pas pour la première fois dans leur retrait que des individus de même acabit ne s’intéressent pas aux objets de valeur. Le premier exemple qu’on peut citer et qui n’est pas forcément le plus illustratif, mais l’un des derniers, est le cambriolage perpétré au siège de la Renaissance du Bénin. Ajouté à ce qui vient de se produire même si la dernière cible n’est pas à comparer aux Soglo, on peut affirmer que le climat d’insécurité prend des proportions inquiétantes à mesure que les élections de 2011 approchent. Si dans le coup contre le symbole de la Rb on y a trouvé des manœuvres d’intimidation contre un potentiel candidat, il n’en demeure pas moins avec celui d’hier.

FN

Publié par Le Matinal du 06 Octobre 2009

http://www.actubenin.com/spip.php?article17860


 

 

BOAD: «Nous allons réaliser en 2009 les objectifs fixés pour 2013»

publié le ‎‎4 oct. 2009 06:03‎‎ par ABT 2011.com   [ mis à jour le·‎‎4 oct. 2009 13:05‎‎ ]

 

La BOAD ambitionnait de doubler le volume de ses financements en 2013. Le résultat sera atteint dès cette année, assure son président, Abdoulaye Bio-Tchané.

 

LA : Le Conseil des ministres de l’UEMOA a adopté, en fin 2008, le Plan stratégique 2009-2013 de la BOAD. Pourquoi ce plan ? Comment a-t-il été élaboré ?

Abdoulaye Bio-Tchané : La Banque a acquis, au fil des 30 années consacrées aux efforts de développement des pays de l’UEMOA, un savoir-faire qui en fait une véritable capacité de développement régionale. Plusieurs contraintes limitent cependant son action et le développement de ses activités afin de mieux satisfaire les besoins croissants des Etats membres en investissements à réaliser, en vue de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

La principale contrainte à un accroissement substantiel du niveau d’interventions de la Banque réside dans la disponibilité de ressources de financement suffisantes en volume et en qualité. Cela concerne principalement les concours concessionnels et, dans une moindre mesure, les ressources de marché.

Sur la base des résultats appréciables du passé et face aux nouveaux défis, nous avons jugé nécessaire de doter la Banque d’un Plan stratégique pour le quinquennat 2009-2013. La vision de base est de faire de la BOAD, à l’horizon 2020, une Banque régionale de développement forte et de référence mondiale dans le marché commun régional.

Du point de vue des objectifs opérationnels, le Plan stratégique ambitionne, par exemple, de voir la Banque doubler le volume de ses activités (hors programme spéciaux) d’ici l’an 2013. Il vise aussi à faire passer les engagements annuels en faveur du secteur non marchand, d’un volume de l’ordre de 30 milliards FCFA, tel qu’observé ces dernières années, à un volume de 100 milliards FCFA d’engagement annuel sur ledit secteur, d’ici 2013.

Le Plan stratégique été élaboré selon une approche participative, qui a impliqué l’ensemble du personnel et des structures de la Banque, des experts internationaux et sous-régionaux ainsi que des représentants des États membres.

 

LA : Après un semestre, quel premier bilan peut-il en être fait ? Son exécution a-t-elle effectivement impacté l’Institution ?

ABT : Le démarrage de la mise en œuvre du plan stratégique a incontestablement insufflé une nouvelle dynamique aux activités de la banque.

D’ores et déjà, les objectifs pour l’année 2009 sont en train d’être non seulement réalisés, mais dépassés, avec 161 milliards FCFA de financement consentis au cours du premier semestre de l’année, contre une programmation de 135 milliards FCFA pour l’ensemble de l’année 2009.

Ainsi, un véritable changement d’échelle dans le niveau d’activité de la Banque est en train d’être opéré ; ce qui veut dire que notre objectif à travers le Plan Stratégique qui est de doubler le volume du financement de la Banque à l’horizon 2013, commencera à être réalisé dès cette année 2009.

En outre, toute une série d’actions sont en cours dans plusieurs domaines (modernisation de la gestion des ressources humaines, optimisation du système d’information, mise à jour des manuels de procédures, étude de marché pour l’élaboration d’un plan marketing). Depuis le 1er janvier 2009, un nouvel organigramme, plus orienté vers l’efficacité et la performance a été mis en place.

 

LA : Quels ont été les faits marquants pour la BOAD au cours du premier semestre 2009 ?

ABT : Plusieurs faits marquants peuvent déjà être notés pour ce premier semestre de l’année 2009. Je me contenterai d’en citer quelques-uns :

L’organisation, les 19 et 20 janvier 2009, de la deuxième édition des rencontres annuelles BOAD – groupe de l’Agence française de développement (AFD), dont le but est de promouvoir un partenariat stratégique entre les deux parties. La promotion de cette coopération a notamment débouché au cours du premier semestre de l’exercice par l’octroi à la BOAD d’une ligne concessionnelle de 50 millions d’euros pour le financement de l’agriculture ;

La tenue en juin, pour la première fois, à Shanghai, d’une réunion du Conseil d’administration de la BOAD, dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre la BOAD et la République Populaire de Chine.

L’organisation, en juillet 2009, au siège de la Banque, de deux ateliers. L’un sur l’amélioration de l’accès à l’emprunt des collectivités de l’Afrique de l’Ouest et du centre, l’autre sur le projet de marché hypothécaire et la promotion de la titrisation.

Le lancement des diligences relatives à la mise en place d’un plan de continuité d’activités de la BOAD ;

La mise en place, en juillet 2009, d’un Centre d’information dédié au secteur privé (CISP) pour mieux communiquer et diffuser des informations relatives aux interventions de la Banque à destination du secteur privé.

 

LA : Les financements innovants auxquels fait référence votre plan stratégique sont-ils déjà effectifs au sein de la Banque ?

ABT : Le plan stratégique 2009-2013 a retenu, entre autres orientations stratégiques à l’horizon 2013, « le positionnement de la BOAD comme leader des services financiers innovants, en particulier les partenariats publics privés ». Par financements innovants, nous voulons notamment parler des produits nouveaux que la Banque a décidé de mettre en place et qui viennent renforcer son action de financement traditionnel. Dans ce cadre, la Banque a retenu de mettre un accent particulier sur les financements de type partenariats publics privés (PPP) ainsi que sur les services tels que les mandats de syndication de financements et le conseil financier. Ces différents produits sont une réalité aujourd’hui.

 

LA : Les effets de la crise se ressentent encore dans certaines régions d’Afrique. Avez-vous été touché ?

ABT : Dans une grande majorité des pays africains, la crise a des effets sur l’économie réelle, notamment du fait de la baisse de la demande des produits exportés vers les pays du Nord, et du fait aussi de la baisse de prix de ce type de produits. Par ailleurs, les pays africains sont affectés par une diminution des flux financiers vers l’Afrique.

Toutefois, dans leur majorité, les banques africaines n’ont pas été heurtées de front par la crise financière internationale, en raison notamment de leur faible intégration au système financier mondial. Par ailleurs, dans les pays de l’UEMOA, la réglementation des changes a eu une incidence protectrice pour les banques.

La BOAD n’a ainsi pas été directement touchée par la crise économique. Néanmoins, comme dans le cas de la plupart des banques africaines, elle pourrait souffrir d’une diminution des revenus de la clientèle ou de la capacité de celle-ci à assurer le service de sa dette. C’est pour cela que nous suivons de près la situation de notre portefeuille de prêts. Pour l’instant, nous ne pouvons pas dire que nous sommes directement touchés par la crise.


Seize mois de présidence : priorité à l’énergie et à l’agriculture

Dès sa prise de fonction, à la fin du premier trimestre 2008, le président de la BOAD a engagé l’élaboration du plan stratégique 2009-2013 de la Banque par un processus participatif ayant conduit à l’adoption dudit plan stratégique en septembre 2008.

Parallèlement, sous son impulsion, la Banque a joué un rôle de premier plan dans la recherche de solutions face à la crise des produits pétroliers et la hausse des prix des produits alimentaires en 2008 : la BOAD a consacré plus de 13 milliards de prêts au programme d’urgence de soutien au secteur agricole des Etats membres et a obtenu l’accord du Conseil des ministres pour la mobilisation de 100 milliards FCFA pour le financement de l’agriculture afin de garantir la sécurité alimentaire dans la sous-région.

La BOAD prend également une part active à la recherche d’une solution globale contre le déficit énergétique dans l’UEMOA. Ainsi, elle participe à l’élaboration et à la finalisation de l’Initiative Régionale pour l’Energie Durable (IRED) qui prévoit la création d’un Fonds dédié à l’énergie dans la sous-région.

Concernant la situation patrimoniale, le total du bilan de la Banque est passé de 1 097,86 milliards FCFA au 31 décembre 2007 à 1 195,09 milliards FCFA au 31 décembre 2008, soit une progression de 8,86%. Les fonds propres sont passés de 129 milliards FCFA en 2006 à 136 milliards FCFA en 2007 et à 143 milliards FCFA au 31 décembre 2008.

De même, le bénéfice net au 31 décembre 2008 s’élève à 2,16 milliards, contre 1,25 milliard FCFA à fin 2007, soit une progression de 72,8%.

Pour l’année 2009, les réalisations à mi-parcours de l’année excèdent d’environ 20% les réalisations annuelles moyennes observées au cours des trois derniers exercices. La Banque s’implique pleinement dans le financement des programmes de relance de l’agriculture vivrière et de l’investissement privé agricole à travers un programme agricole spécial démarré en 2008 et la création d’un fonds d’investissement pour l’Agriculture en Afrique. La Banque s’attèle, par ailleurs, à concourir à la réalisation d’autres programmes dans le domaine de l’énergie et du marché hypothécaire de l’UEMOA. Pour soutenir ces grands chantiers sus-visés, un plaidoyer est fait au niveau régional et mondial en direction d’un plus grand nombre de partenaires en vue de mobiliser des ressources.

En matière de gestion interne, le système d’information de la Banque est en pleine mutation. Un Plan de Continuité d’Activités est en cours d’élaboration.


Source : Les Afriques (publié le 04octobre 2009) :
http://www.lesafriques.com/actualite/boad-nous-allons-realiser-en-2009-les-objectifs-fixes-pour.html?Itemid=89?articleid=19359
 

AFRIQUE | Economie | Abdoulaye Bio Tchané : Pour un partenariat gagnant-gagnant à Copenhague

publié le ‎‎29 sept. 2009 09:24‎‎ par ABT 2011.com   [ mis à jour le·‎‎29 sept. 2009 09:35‎‎ ]

 

Président de la Banque ouest-africaine de développement, ancien directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international.

La communauté internationale est en pleine négociation pour un nouveau traité sur le climat, qui devrait être signé à l’occasion de la 15e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de la 5e Rencontre des parties au protocole de Kyoto, prévues à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.

 

Ces rencontres traiteront de plusieurs thèmes articulés autour de quatre idées-forces : l’engagement des pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) ; la mise en place d’actions nationales visant à atténuer les risques liés au changement climatique dans les pays en développement ; la définition d’un financement stable et prévisible d’aide aux pays en développement pour la réduction de leurs émissions de GES ; et l’identification d’institutions relais pour les financements et les transferts de technologie.

Vu l’enjeu fondamental que ces négociations représentent pour l’humanité, nous devons tous partir du principe qu’un traité n’aura véritablement de sens que s’il est équilibré et juste pour toutes les parties, chacune contribuant selon ses moyens. La définition d’un nouveau traité sur le climat est une opportunité offerte aux institutions et aux États africains, ainsi qu’à la communauté internationale, pour construire un nouveau partenariat fondé sur une coopération plus ambitieuse que celle existante. Mais comme pour le cycle de Doha, l’absence d’un accord vaudra probablement mieux qu’un mauvais accord.

Le nouveau partenariat qu’attendent les pays africains.

Les pays africains parties à la Convention cadre et au protocole de Kyoto disposent pour la plupart de programmes d’adaptation au changement climatique et d’atténuation des effets de ce dernier, qui ont généralement été élaborés dans un cadre de développement durable. Des stratégies existent également pour mettre en œuvre ces programmes, mais les faibles capacités d’ordres technologique, technique, institutionnel et financier, comme les difficultés de coordination entre États, sont de véritables freins à leur promotion. Nous, les Africains, devons prendre l’engagement de corriger ces insuffisances.

Responsabilités de la communauté internationale.

La communauté internationale, en se référant aux conclusions et recommandations du 4e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), doit assumer ses responsabilités en matière de réduction des émissions de GES et honorer ses obligations en fournissant les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la Convention cadre et du protocole de Kyoto. Et elle doit aussi réussir à se concerter pour mettre sur pied ce nouveau partenariat fondé sur une juste répartition des rôles, dans un souci de complémentarité, de transparence et de coordination des dispositions du futur traité.

Enfin, la communauté internationale doit chercher à faciliter l’accès des pays en développement, et en particulier des pays africains, aux financements que le marché du carbone peut dégager pour promouvoir une croissance peu polluante en Afrique. Pour ce faire, elle doit s’appuyer sur des institutions régionales et sous-régionales telles que la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Récemment, à Addis-Abeba, les représentants de l’Union africaine ont évoqué dans une résolution la nécessité d’une aide annuelle des pays industrialisés au continent de 67 milliards de dollars pour faire face aux conséquences du changement climatique.

Encore une fois, c’est en s’appuyant sur deux piliers – d’une part, l’engagement des pays africains à lever certains obstacles internes et, d’autre part, la contribution de la communauté internationale sur les plans institutionnel et financier – qu’un nouvel accord « gagnant-gagnant » pourra émerger à Copenhague.

Par : Abdoulaye Bio-Tchané

29/09/2009 | Jeune Afrique |
 

http://www.jeuneafrique.com/Article_ARTJAJA2542p127.xml0_-BAD-traite-rechauffement-climatique-BOAD-Pour-un-partenariat-gagnant-gagnant-a-Copenhague.html

 

 

Conflit autour du dépassement du budget du Parlement :1er test pour le ministre Idriss Daouda

On s’achemine vers une nouvelle première vraie crise budgétaire entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Parce qu’au moment où le pays peine toujours à gérer les 1200 milliards de 2009, les députés viennent de violer la lettre de cadrage du ministre des Finances provoquant ainsi une augmentation exagérée des prévisions pour 2010.

Que fera le ministre de l’Economie et des finances face à la violation de la lettre de cadrage à l’Assemblée nationale lors de l’adoption du budget 2010 de l’institution ? La question constitue l’une des grandes préoccupations dans le pays. Et il semble que l’Argentier national qui est désormais face à la première grande difficulté de son mandat, aura du mal à se tirer d’affaire. Pourtant sous la troisième législature, Abdoulaye Bio Tchané alors ministre de l’Economie et des finances ne s’est pas donné trop de peine pour montrer le bon chemin à Me Adrien Houngbédji qui, au lieu des 3% habituel est passé à 4%. A vrai dire, la situation actuelle constitue un os dur dans la gorge du ministre Idriss Daouda qui se trouve face à la gestion technique du dossier et les contraintes politiques. Parce qu’à l’allure où vont les choses, on risque de dépasser les 1200 milliards pour le budget général de l’Etat gestion 2010. Alors que les difficultés liées à la gestion du budget en cours d’exercice sont telles qu’on a compris que le Bénin n’était pas à la hauteur de ses ambitions. Simplement parce que l’Assemblée nationale n’a pas respecté la lettre de cadrage fixée par le gouvernement. Au lieu de 3%, le Parlement a opéré un dépassement de 7,55%, soit plus du double de ce qui a été exigé. Du coup, c’est une nette augmentation qui se ressentira sur le budget général de l’Etat qu’on dit à tort ou à raison trop élevé pour un pays comme le Bénin qui ne produit pas grand-chose et se limite aux services. En effet, c’est depuis les travaux préparatoires du budget 2009 que tout le monde s’inquiétait sur les options et les ambitions du gouvernement Yayi Boni. Il n’y avait aucun argument valable pour justifier une telle augmentation des prévisions. Et les membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale avaient attiré l’attention de l’Exécutif sur les dangers d’une telle ambition. Mais ils n’ont pas été écoutés. Pour les membres du gouvernement qui sont venus défendre les options, on s’est limité seulement aux capacités du chef de l’Etat à mobiliser les ressources sans tenir compte de l’environnement économique international et les moyens dont dispose le pays pour gérer la suite. La situation est devenue totalement ingérable avec la crise financière mondiale. Et trois mois après janvier, aucun ministère n’a pu démarrer la gestion de son budget. Mieux, tous les départements ministériels étaient contraints à une revue à mi-parcours de leur budget moins de trois mois plus tard. On a assisté à des abattages et surtout des suppressions de certaines lignes budgétaires. Simplement parce qu’il n’y avait aucune vision sérieuse derrière les options prises lors du vote de la loi des finances 2009. Le président Yayi Boni s’est juste organisé pour se donner une majorité et se tirer d’affaire. Aujourd’hui, on semble avoir perdu de vue tous les problèmes qui ont émaillé la gestion du budget 2009. A l’Assemblée nationale comme au sommet de l’Etat. Parce que rien ne se fait vraiment du côté du gouvernement, du moins jusque là, pour discipliner les députés qui ont alourdi leur budget pour compliquer la vie à l’E xécutif. Parce que, selon les experts, le budget 2010 du l’Etat ne peut plus logiquement dépasser la barre des 700 milliards. Si on pouvait tenir dans cette marge au niveau du gouvernement, le dépassement de la lettre de cadrage dans l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale constitue aujourd’hui un réel problème pour le pouvoir du changement qui aura du mal à se prononcer.

Les contraintes du gouvernement Yayi Boni

On semble conscient de la situation au sein du gouvernement. Mais, les marges de manœuvres sont telles qu’il sera difficile au chef de l’Etat de recentrer les débats et d’inviter la représentation nationale à savoir raison gardée. Pour revoir la copie comme sous la troisième législature. A cause des clivages politiques actuels. Car, il suffit de se rappeler les prises de position des uns et des autres le jour du vote de ce budget pour se faire une idée. De l’honorable Rosine Vieyra Soglo aux élus Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), tous les députés ont été unanimes et, à tort ou à raison, on s’est référé aux 1200 milliards de 2009 pour fixer la barre très haut au parlement. Parce qu’on veut désormais au Parlement une retraite paisible, une enveloppe financière suffisante pour les fonctions constitutionnelles de l’Assemblée nationale. Dans la foulée et d’ailleurs, pour la toute première fois sous la présente mandature, on s’est même soucié de l’image de marque qui a pris un grand coup. Et l’unanimité s’est faite de part et d’autre pour revoir la communication de l’institution. Parce que le mandat est presque à terme et tout le monde cherche à se faire une image descente avant les prochaines joutes électorales. Face à ces situations, le chef de l’Etat préoccupé par la consolidation de sa majorité qui change au gré du vent et des intérêts se trouve entre le marteau et l’enclume. Il lui revient à la fois de faire respecter la lettre de cadrage et de sauver sa majorité. Un axiome difficile à gérer. Parce que les séquelles du budget 2009 voté à 1200 milliards en se trompant sur les prévisions sont toujours vivaces et doivent servir de leçon. Et le président Yayi Boni ne pourra pas se permettre par les temps qui courent de faire des injonctions à l’Assemblée nationale. Il ne peut que faire l’option de serrer les ceintures en revoyant à la baisse les ambitions de la loi des finances ministère par ministère. Ce qui est totalement impossible parce que lui-même doit préparer 2011.

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

Publié le 28/09/2009 par le Matinal

http://www.actubenin.com/spip.php?article17729

 

Pour le dernier trimestre 2009 la BOAD renforce le financement des petits projets

publié le ‎‎26 sept. 2009 02:18‎‎ par ABT 2011.com   [ mis à jour le·‎‎26 sept. 2009 02:21‎‎ ]

 

La Banque ouest africaine de développement (Boad), commune aux huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), tenait mardi, dans ses locaux à Lomé, la 74è session ordinaire de son Conseil d’administration président par son président Abdoulaye Bio Tchané. A trois mois de la fin de l’année, la réunion a dû examiner et approuver les directives générales pour la préparation du budget de l’exercice 2010, ainsi que l’actualisation des perspectives financiers 2009-2013 de l’institution. En revanche, la tendance, après l’inauguration en juillet de son centre dédié au secteur privé, est «d’accroître la capacité des institutions nationales de financer les petites projets» au sein de l’Union, a expliqué mardi à la presse Abdoulaye Bio Tchané, précisant que c’est une réponse à ces 93% de personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire.

 

Sur plus de 61,4 milliards de francs Cfa de crédit approuvés par les administrateurs, pour plus d’une dizaine de projets dans les pays membres, environ 11 milliards de francs seront consacrés aux institutions financières nationales, dont Cauris Croissance II et Diamond Bank Bénin. Par ailleurs, la réflexion est actuellement menée au sein de la Boad pour la mise en place d’un guichet pour le financement des collectivités locales. Bien avant, la Banque priorise de plus en plus l’accès au crédit des petits porteurs notamment du monde agricole. 

 


Ce qui justifie la participation au Fonds agricole africain, pour 2,5 milliards de francs, une réponse supplémentaire, estime M. Bio Tchané, à la crise alimentaire et pour la modernisation de l’agriculture.

Les autres décaissements portent sur des projets d’infrastructures routières au Burkina Faso, au Niger et au Bénin, le secteur minier, la téléphonie mobile, l’industrie et les assurances. Sur fonds propres, la Banque compte jouer la proximité avec en projet l’aménagement de la Place Anani Santos (ancienne Place Fréau) à Lomé, ainsi que de la plage, et la réhabilitation des artères de la capitale, soit un total de plus de 500 millions de francs.


L’approbation des 61,4 milliards de francs de décaissement «porte pour cette année 2009 le niveau de nos concours à 227,8 milliards de francs Cfa pour 32 projets financiers», a déclaré Abdoulaye Bio Tchané. Avant d’ajouter : «Nous sommes en ligne avec les objectifs fixés dans le Plan stratégique 2009-2013 de la Banque qui sont de doubler les engagements de la Banque année après année» au bénéfice des populations. En rappel, le total des décaissements était de 103,8 milliards de francs pour 24 projets en 2008, soit une progression de 2,75% par rapport à 2007, a expliqué le président de la Boad.

Le volume croissant des décaissements au fil des ans atteste d’une bonne santé de la Banque ouest africaine de développement en dépit de la crise financière internationale qui couve depuis près de 18 mois. «Nous avons une institution solide, une institution qui regorge des capacités insoupçonnables», a affirmé Abdoulaye Bio Tchané, confiant. Le prochain conseil d’administration ordinaire de la Boad est prévu en décembre.

 Publié le 25 Septembre 2009 Par Republicoftogo.com
 

 

ALLOCUTION DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA BOAD

publié le ‎‎26 sept. 2009 02:10‎‎ par ABT 2011.com   [ mis à jour le·‎‎26 sept. 2009 02:16‎‎ ]

 

CEREMONIE D’OUVERTURE DU FORUM DE L’INVESTISSEMENT ET DE L’EPARGNE ORGANISE PAR LA SOAGA - 14 SEPTEMBRE 2009
 

Excellence Monsieur le Président de la République du Bénin,

Excellence Monsieur le Président Abdou DIOUF, Secrétaire Général de la Francophonie,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la SOAGA,

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

• Je me sens à la fois heureux et honoré de prendre part à cette importante cérémonie d’ouverture du forum de l’investissement et de l’épargne, et d’y prendre la parole.

• Permettez-moi tout d’abord de m’associer aux organisateurs de ce Forum pour remercier son Excellence Docteur Boni YAYI, Président de la République du Bénin et Monsieur le Président Abdou DIOUF, Secrétaire Général de la Francophonie, qui ont bien voulu honorer la présente manifestation en acceptant d’y participer.

• A tous les autres invités qui participent à cette cérémonie, je voudrais enfin vous adresser mes sincères salutations.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Excellence Monsieur le Secrétaire Général de la Francophonie,

Honorables invités,

• Si l’investissement et l’épargne ont de tout temps été au cœur de l’activité économique, la crise financière et économique internationale actuelle, leur donne, me semble t-il, un relief particulier et souligne l’importance que la promotion des mécanismes nationaux et régionaux peut avoir pour en assurer un développement significatif.

• En effet, la crise internationale, en provoquant une contraction de la demande mondiale et du prix des produits exportés par nos pays, exerce un impact négatif sur les soldes budgétaires publics. Ces impacts se trouvent accentués par une évolution défavorable des flux financiers internationaux en direction de nos pays. Il en est ainsi de l’aide publique au développement, mais aussi des flux financiers privés internationaux notamment les investissements directs étrangers et les transferts de la diaspora. La Banque mondiale estime par exemple que du fait de la crise, les flux financiers en faveur des pays en développement ne seront que de l’ordre de 363 milliards de dollars US au cours de cette année 2009, ce qui représenterait moins du tiers des 1.200 milliards de dollars US de l’année 2007.

• Pour les pays africains comme les nôtres, la réponse viendra du développement des marchés de capitaux domestiques aux fins d’un renforcement de la mobilisation des ressources internes.

• Par ailleurs, la promotion des investissements est aussi une stratégie particulièrement recommandée en ces temps, du fait du caractère anticyclique que revêt ce type de mesures dans la recherche des voies de sortie de crise.

• C’est dire que le thème du présent forum qu’organise la SOAGA est non seulement pertinent mais également d’actualité.

• Permettez-moi ainsi d’adresser mes vives félicitations au Conseil d’Administration, ainsi qu’à la Direction de la SOAGA, pour l’initiative qu’ils ont eue d’organiser le forum qui nous réunit, lequel apparaît bien comme un grand salon africain en faveur de l’investissement, des placements financiers, de la bourse, de l’épargne et de la gestion de portefeuille ou de patrimoine.

• Comme le souhaitent ses promoteurs, nous espérons que cette manifestation permettra un approfondissement des échanges entre divers acteurs du marché bancaire et financier de l’Afrique sub-saharienne en vue de meilleures réponses à apporter aux besoins de mobilisation d’épargne et d’investissement.

• A travers les multiples facettes de ses activités et des innovations qu’elle promeut, la SOAGA se présente désormais comme un acteur très utile dans l’environnement financier et économique des pays de l’UEMOA en général, de celui du Bénin en particulier.

• C’est pour moi l’occasion de féliciter le Président YAYI Boni, pour avoir initié, en tant que Président de la BOAD, la création de cette institution.

• C’est dans cet état d’esprit que nous avions fortement soutenu, à l’époque, l’implantation de nouvelles institutions bancaires telles que la Société Générale de Banques, la Diamond Bank, la Banque de l’Habitat, et que nous avions encouragé la restructuration de la Banque Internationale du Bénin (BIBE) et de la Continental Bank.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Excellence Monsieur le Secrétaire Général de la Francophonie,

Mesdames, Messieurs,

• Il n’y a pas de doute, me semble t-il, qu’en dépit de l’intérêt des initiatives qui viennent d’être évoquées, elles représentent peu de choses face à l’immensité de ce qui reste à faire et nous en sommes conscients.

• En effet, quand on se rappelle qu’aujourd’hui, au moins 93 béninois sur cent n’ont pas accès aux services financiers, on reprend davantage conscience du fait que l’essentiel du défi pour la promotion de l’épargne et des investissements reste à être relevé.

• C’est pourquoi, dans le cadre de son Plan stratégique 2009-2013, la BOAD a retenu au nombre de ses objectifs centraux une plus grande vulgarisation des structures et instruments du marché financier, en même temps qu’une redynamisation des stratégies visant à mettre les services financiers à la portée d’un plus grand nombre de nos concitoyens des pays membres de l’UEMOA.

• Il s’agit là d’une œuvre complexe que la BOAD ne saurait mener à son seul niveau. C’est pourquoi nous prévoyons aussi de développer nos partenariats aussi bien avec des institutions et organismes nationaux qu’avec des institutions régionales, continentales ou étrangères, afin de réunir un large front commun en faveur d’une finance au service de l’ensemble des secteurs de l’économie et surtout de tous.

• Je voudrais finir en souhaitant que les échanges de ce Forum soient les plus fructueux possible et émettre le vœu que cette véritable plateforme de promotion de l’Investissement et de l’Epargne soit guidée par le souci de drainer le maximum de ressources vers nos pays, pour servir et travailler au bien être de nos Etats et entreprises, au bénéfice final de nos populations.

• Je vous remercie de votre honorable attention.